« 100 000 étudiants en dessous du seuil de pauvreté » Le rapport Dauriac à Claude Allègre (Févrir 2000) - Historique et synthèse
100 000 étudiants en dessous du seuil de pauvreté! Telle fut la une de la plupart des médias, lorsqu’en février 2000, Jean –Francis Dauriac fut sommé de présenter son rapport devant une commission de suivi du Plan Social Etudiant, créé par Claude Allègre, alors Ministre de l’Education Nationale. « …s’ils ne travaillent pas » ajoutait textuellement le rapport.
A la une de toute la presse nationale et régionale, écrite et audiovisuelle, de tous les journaux télévisés, durant plus d’une semaine, la pression médiatique fut telle, que le Ministère se crut obligé de désavouer le rapport, qu’il avait pourtant validé et même fait modifié, et qu’il commanda aussitôt une « contre-expertise » à un organisme qu’il contrôlait et subventionnait. Celui- ci conclut, en quelques jours, que le nombre d’étudiants en situation de pauvreté avoisinait les 40 000, mais que prés de 70 000, étaient étaient en ...«grande précarité », contraints de travailler pour y échapper, et se trouvaient le plus souvent contraints d’interrompre leurs études.
Le rapport a très vite suscité des controverses et prolongements politiques : Une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée par le groupe communiste. Et, deux ans plus tard, … quelques mois avant l’élection présidentielle, a été créée auprès du Premier ministre de l’époque, Lionel Jospin, une commission pour l’autonomie des jeunes, présidée par Jean Baptiste De Foucault et animée par le Commissariat Général au Plan, à laquelle J.F Dauriac fut d'ailleurs convié en tant que « personnalité qualifiée .
Rapport à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale de la Recherche et de la Technologie sur la mise en œuvre du plan social étudiant (Février 2000) Lire le résumé du rapport et les propositions: cliquez ici