Commission Européenne, le livre blanc sur la jeunesse
En adoptant le Livre Blanc "un nouvel élan pour la jeunesse", la Commission européenne a proposé un nouveau cadre de coopération européen dans le domaine de la jeunesse, qui comprend deux volets : d’une part, l’application de la méthode ouverte de coordination et, d’autre part, la prise en compte accrue de la dimension "jeunesse" dans d’autres politiques. Dans le cadre de la méthode ouverte de coordination, le Conseil a adopté, en 2002, 4 thèmes prioritaires qui sont l’objet de la coopération. Il s’agit d’encourager la participation des jeunes à la vie citoyenne active et à la société civile, mais aussi d’améliorer l’information adressée aux jeunes, de promouvoir le volontariat des jeunes, et enfin, de faciliter une compréhension et une connaissance accrues de la jeunesse. Le principe de la méthode consiste en l’envoi, par la Commission, de questionnaires ciblés, relatifs à ces thèmes, aux Etats Membres. Les réponses formulées doivent être le résultat d’une consultation des jeunes, des associations de jeunes ou d’organismes similaires. La Commission rédige ensuite des rapports afin d’identifier les bonnes pratiques d’intérêt commun pour les Etats membres, ainsi que des propositions d’objectifs communs qui devront être adoptés par le Conseil.
Concernant les thèmes et sujets du nouveau programme de politique jeunesse européenne,
les recommandations faites portent sur la proposition de création d’un Pacte Européen pour la Jeunesse ; sur l’emploi et la sécurité sociale ; sur l’éducation non formelle et éducation tout au long de la vie ; sur une politique jeunesse transversale ; et enfin, sur des points importants à inscrire au nouveau programme de politique jeunesse.
Les participants ont vivement soutenu la récente initiative des chefs d’Etats et des Gouvernements d’Allemagne, de France, d’Espagne et de Suède proposant un Pacte Européen pour la Jeunesse. Ils ont réaffirmé que les questions d’emploi, d’intégration sociale et d’éducation ne peuvent pas être traitées sans que la place des jeunes, dans ces domaines, soit prise en compte.
Par ailleurs, une attention particulière devrait être portée sur l’emploi et la sécurité sociale. La transition de l’éducation à l’emploi pose problème. Aussi, des critères communs en matière d’éducation devraient être développés. Davantage d’opportunités de stages (au plan national et international) devraient être créées.
En ce qui concerne l’éducation non formelle, elle doit être reconnue et soutenue notamment par les gouvernements, le marché de l’emploi et les structures d’éducation formelle.
Enfin, une plus grande prise en considération des jeunes dans d’autres domaines politiques que celui de la jeunesse devrait se mettre en place. Les décisions politiques prises dans les domaines suivants ont un impact sur la vie des jeunes : le développement durable, l’éducation, l’intégration sociale et la sécurité sociale, l’emploi et l’autonomie (questions relatives à la stratégie de Lisbonne) sans oublier la mobilité, l’environnement, la santé et la recherche.
D’autres points importants devraient être inscrits au nouveau programme de politique jeunesse. Il est recommandé de donner plus d’autonomie aux organisations de jeunesse dans l’utilisation de leur budget, afin de leur permettre d’atteindre plus de jeunes. Une attention particulière devrait être portée sur les jeunes ne participant à aucune organisation de jeunesse. De nouvelles stratégies pour promouvoir la participation devraient être mises en place. Par exemple, par la création d’un symbole jeunesse et d’une capitale européenne des jeunes à l’image de la capitale de la culture. Les media de masse devrait aussi être utilisés pour atteindre ces jeunes. Un Ambassadeur de la Jeunesse pourrait également être institué.
Anne-Sophie LAMPE Membre du CNJ dans la commission Europe
Lire le livre Blanc: Cliquez ici